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Images Aléatoires

Bienvenue...

L'Histoire et l'Aviation ont toujours tenu une place prépondérante dans ma vie.

Dans ce blog, je consignerais mes rencontres avec l'Histoire et raconterais mes rêveries d'aviateur en herbe.

Je vous invite à mille lieues d'histoire, ou mille lieux d'histoire, notez la subtilité. Peut-être pourrons nous mieux comprendre le monde, ou peut-être pas.

Dans la catégorie "J'avais 14 ans en 1989", je publie quelques pensées sur les évènements qui ont marqué mes jeunes années.

Je souhaite vos commentaires, vos remarques, heureuses ou cinglantes, méchantes ou mielleuses. Il n'est pire cauchemar, pour quiconque commet l'impudence d'écrire, que le silence de ses lecteurs...

Merci du temps que vous m'accordez!


Tim

Ce soir, il me vient à nouveau à l’esprit des mots anciens d’une sagesse millénaire. Il s’agit du Cantique de l’Arc que le Roi d’Israël, David, composa pour étancher son immense douleur. Il venait d’apprendre la mort au combat de son prédécesseur, le Roi Saül, et surtout de son grand ami et frère de cœur, le prince Jonathan.  En voici des morceaux choisis:

« L’élite d’Israël a succombé sur tes collines ! Comment des héros sont–ils tombés ? 

Ne l’annoncez point dans Gath, N’en publiez point la nouvelle dans les rues d’Askalon, De peur que les filles des Philistins ne se réjouissent, De peur que les filles des incirconcis ne triomphent.

Montagnes de Guilboa ! Qu’il n’y ait sur vous ni rosée ni pluie, Ni champs qui donnent des prémices pour les offrandes ! Car là ont été jetés les boucliers des héros, Le bouclier de Saül ; L’huile a cessé de les oindre. 

Devant le sang des blessés, devant la graisse des plus vaillants, L’arc de Jonathan n’a jamais reculé, Et l’épée de Saül ne retournait point à vide. […]

Comment des héros sont–ils tombés au milieu du combat ? Comment Jonathan a–t–il succombé sur tes collines ? […] 

Comment des héros sont–ils tombés ? Comment leurs armes se sont–elles perdues ? »

        Je suis amer, ce soir, pour deux soldats israéliens, Ehud Goldwasser et Eldad Regev. Ces deux hommes, soldats en uniforme et en service commandé, furent kidnappés en juillet 2006 quand le Hezbollah, prétendu parti de la résistance libanaise, fit une incursion de plusieurs kilomètres en territoire israélien, tuant au passage plusieurs de leurs compagnons.
 

La riposte israélienne fut aussi terrible qu’inutile. Trente-quatre jours de bombardements et de combats contre un ennemi fuyant et qui avait choisi un terrain de combat bien particulier : l’opinion publique. Pendant trente-quatre jours, l’opinion publique internationale a vu la machine de guerre israélienne écraser sous les bombes et les chenilles un Liban qui se relevait à peine de la guerre civile. Pendant tout ce temps, le Hezbollah combattit juste ce qu’il faut pour tenir les israéliens en haleine, mais son vrai combat était dans les médias : faire passer Israël pour une nation agressive et criminelle qui massacre tout sur son passage.

     Le Hezbollah n’est qu’un ramassis de terroristes et de criminels, instrumentalisé par les fondamentalistes religieux et l’Iran, et qui n’a qu’un seul but : la destruction d’Israël. Bien entendu, cet objectif est masqué sous un vernis romantique de résistance héroïque contre un oppresseur surpuissant, version librement adaptée et très ironique du combat de David et Goliath. La réalité est que le Hezbollah est un état indépendant niché dans la nation libanaise, qui possède sa propre armée, son propre drapeau et son propre système de télécommunications. Comme l’OLP au début des années 70, le Hezbollah est aujourd’hui un défi permanent à la souveraineté de l’Etat libanais qui, d’ailleurs, est militairement prié de se taire, de dire merci et même, selon le syndrome de Stockholm, d’adopter la rhétorique officielle du Hezbollah. Dans la pratique, le Hezbollah ne s’occupe pas du Liban mais s’en sert comme d’une base militaire pour ses opérations contre Israël. Son système de télécommunications indépendant et ses réseaux sous terrains de combat et d’observation, le long de la frontière avec Israël, en témoignent. Le Liban, petit pays qui n’a pas eu vraiment de chance dans l’histoire, est d’ores et déjà condamné à la désolation et à la guerre, soit parce qu’il s’oppose frontalement au Hezbollah, soit parce qu’il ne le fait pas et subit les ripostes dévastatrices d’Israël.           

            Ce soir, la victoire médiatique du Hezbollah se transforme en véritable triomphe romain. Les guerriers valeureux, ceux qui tuent à coups de crosse des fillettes, rentrent au pays sous les vivats, déguisés en soldats de façon à donner une légitimité politique à des crimes barbares. De l’autre côté, les israéliens accueillent des corps. Enfermés dans des cercueils noirs, Ehud Goldwasser et Eldad Regev, sont remis entre les mains de leurs frères d’armes. Simplement, sobrement.

            Dans quelles conditions ces soldats sont-ils morts ? S’ils étaient blessés, comme le prétend le Hezbollah, pourquoi des soins appropriés n’ont-ils pas été apportés ? Pourquoi la Croix-Rouge n’a-t-elle pas été informée régulièrement du sort et de l’état de ces deux soldats ? La moindre des choses, ce soir, serait d’ouvrir une enquête internationale sur la capture, les conditions de détention et les circonstances du décès de ces deux soldats, théoriquement protégés par les conventions de Genève. 

            Etre Israélien ne sera jamais chose facile. Jérusalem, la ville de David, la capitale du Royaume de Salomon et le lieu de la présence de Dieu, est l’une des villes les plus contestées de l’histoire, prise et reprise des dizaines de fois, détruite en cendres à plusieurs reprises. Le Royaume d’Israël et plus tard celui, dissident, de Juda seront soumis, annexés, combattus. Déjà, leurs ennemis étaient syriens et égyptiens et leurs autres ennemis habitaient les régions de la Jordanie, de l’Irak, de l’Iran. L’histoire n’est vraiment qu’un éternel recommencement.

            Le droit à l’existence d’Israël ne fut jamais et, visiblement, ne sera jamais reconnu. Le reste du monde ne semble pas tolérer un état hébreu indépendant. La résistance des israélites aux Syriens, aux Assyriens, aux Perses, puis aux Romains était vraisemblablement à ce point insupportable qu’il faille les détruire, les disperser, les massacrer. Même lorsqu’ils n’étaient plus rien, apatrides marginalisés dans les nations occidentales, il fallait les réduire, les détruire, comme en France avec l’Affaire Dreyfus et surtout la Solution Finale en Allemagne Nazie. Encore aujourd’hui, les israéliens ne peuvent prendre un bus sans risquer d’exploser, ne peuvent se rendre à l’école sans craindre une fusillade, ne peuvent aller au boulot sans risquer d’être écrasé par une pelleteuse ou ne peuvent regarder la télé chez eux sans risquer de prendre une roquette sur le crâne!

            Chose éminemment insupportable, les soldats qui défendent le droit de leurs familles à vivre en paix dans leur terre historique ne peuvent espérer rentrer chez eux s’ils sont capturés par l’ennemi. On peut rappeler le cas oublié du Lieutenant-Colonel Ron Arad, l’aviateur israélien abattu au sud Liban et qui a tout simplement « disparu » après pourtant que le Hezbollah ait déclaré l’avoir capturé ! Ce soir, Ehud Goldwasser et Eldad Regev ont au moins l’honneur de pouvoir reposer auprès de leurs proches, à défaut de pouvoir vivre auprès d’eux.

            Le Hezbollah ne rend que des morts et il faut clairement s’interroger sur le traitement des israéliens par des salauds qui ne résistent sans doute pas au besoin compulsif de « casser du juif » ! Dans ces considérations, on ne peut que trembler pour le soldat franco-israélien Gilad Shalit. Ces ordures, Hamas, Hezbollah ou autres, sont toujours dans la droite ligne du Grand Mufti de Jérusalem en 1948, le grand ami d’Adolf Hitler, et veulent toujours rejeter les juifs à la mer !

            Il faudra d'ailleurs un jour s'interroger sérieusement sur la responsabilité des grands leaders arabes dans le drame qui se joue au Proche-Orient. A ne jurer que par l'extrémisme, le culte de la mort martyre, le refus de toute idée de partage, le racisme et l'anti-sémitisme, ils ont leur entière responsabilité criminelle dans les drames au quotidien en Israël, dans la Bande de Gaza et en Cisjordanie. Sans compter, bien sûr, que leurs choix idéologiques nourrissent abondemment et justifient un sionisme radicalisé et aussi extrémiste qu'eux!

Face à des siècles d'hostilité, d'agressivité et de haine du monde entier, face à un demi-siècle d'extrémisme et d'acharnement guerrier d'ennemis impitoyables, il ne reste aux soldats israéliens qu’à combattre, combattre jusqu’au bout, combattre jusqu’à l’extrême limite et même au-delà, sans espoir de retour ou de survie en cas d'échec.

            Je ressens cette amertume, je partage la douleur. Moi aussi, ce soir, j’aurais voulu saluer avec les honneurs militaires les dépouilles des deux soldats reposant sous l’étoile de leur roi légendaire. J’aurais voulu saluer ces modernes « hommes forts de David », tombés face à un ennemi qui refuse et rejette toute notion d’humanité.

Comment des héros sont–ils tombés ? Comment leurs armes se sont–elles perdues ? » 

            Pourtant, malgré la douleur et la colère, je voudrais aussi leur adresser une parole qui va à tout leur peuple:
           
Shalom, Ehud. Shalom, Eldad. Vous ne serez pas oubliés.



Le Colonel Richard Feeser est un éminent membre de la promotion 1968 "René Bigand" de l'Ecole de l'Air qui compte aussi des officiers comme le Général d'Armée Aérienne Richard Wolztynski, ancien Chef d'Etat-Major de l'Armée de l'air, ou le Général de Corps Aérien Edouard Castagnet-Cazalis que j'ai eu le privilège de connaitre à Creil, durant on service national.

Officier accompli ayant tenu plusieurs commandements de haut niveau opérationnel, pilote émérite avec plus de 4500 heures de vol et écrivain particulièrement doué qui sait faire rêver son lecteur, le Colonel Feeser a résolument sa place dans la précieuse dynastie française de pilotes-écrivains comme Antoine de Saint-Exupéry, Romain Gary, Jules Roy ou Pierre Clostermann.

C'est donc avec une émotion difficile à cacher que j'ai découvert l'honneur que le Colonel Feeser m'a rendu sur son blog:
http://richard.feeser.over-blog.com/article-21128310.html

Je vous invite également à découvrir les ouvrages du Colonel Feeser sur cette page:
http://empt5964.free.fr/blog_index.php?id=23&page=1#99

Il est à noter que le Colonel Feeser possède un titre de gloire particulier! Il est l'un des très rares auteurs à avoir reçu deux "Coup de Coeur" de l'Aérobibliothèque
http://www.aerobiblio.com

Le premier pour
"Le dernier vol de John Takeguchi"

Le second pour
"Officier Pilote de Chasse"

Merci, mon colonel: A nos femmes, à nos chevaux, à ceux qui les montent et à la Chasse, B........L !!


    Il fait un temps absolument superbe, aujourd’hui. La chaleur estivale envahit autant les sens que l’esprit quand j’arrête ma voiture face au grand panneau d’entrée de l’Aéro-club d’Arcachon. D’un pas nonchalant, ma mallette de vol en main, Ray-Ban sur les yeux, je me dirige vers le hangar ou m’attend le Cessna 152. Un sourire me vient, je me moque de moi-même. Avec mes dix petites heures de vol, je fais déjà le crâneur. Et il y a de quoi.

Moment Historique, s'il en faut, je fais aujourd'hui 8 juillet 2008 mon premier vol en solo.


Le Cessna 152, ma monture pour ce vol mémorable


Une rigoureuse visite pré-vol


Au parking, check-list effectuée, je m'annonce à la radio "Arcachon, Fox Golf Charlie Hotel Uniform Cessna 152, 1 personne à bord..."



1000 pieds, en phase de vent arrière, je fais face à la Dune du Pilat, je prépare mon avion pour mon atterrissage.

Seul à bord, seul avec le ciel et le soleil, seul....

Je vole.

Mercredi 2 Juillet 2008, vers 22h. On apprend avec surprise la libération d’Ingrid Betancourt. Passé un premier instant de surprise ou l’on zappe de chaîne en chaîne et où l’on fonce sur Internet, histoire de vérifier que Patrick Poivre d’Arvor n’a pas fumé un gros pétard colombien, il faut bien se rendre à l’évidence. Ingrid Betancourt, capturée par les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) en février 2002, a été libérée par l’armée colombienne au cours d’une opération militaire complexe et de longue haleine. Avec elle, trois otages américains et onze policiers et soldats colombiens sont également libres. C’est une grande bouffée de l’oxygène de la Liberté qui vient remplir l’esprit et mettre un terme à cette immonde connerie qui nous tenait en haleine depuis 6 ans et demi. Désolé, mais je n’arrive pas à trouver d’autre mot que « connerie » pour qualifier le fait que les FARC retiennent des otages dans des conditions atroces au fin fond de l’enfer vert de la jungle colombienne. Les FARC, ainsi se nomment-ils, histoire de se donner un genre de noblesse douteuse, ne sont qu’un ramassis de bandits de grand chemin qui sont aussi pathétiques que les soldats japonais qui combattaient encore, seuls dans le Pacifique, trente ans après la fin de la guerre. Sans doute faudrait-il leur envoyer Lénine leur dire que la Guerre Froide et que le communisme est moribond…

Trêve de conneries, pour ma part, à cet instant de joie de la libération tant espérée d’Ingrid Betancourt, je veux tirer mon calot d’officier de réserve aux soldats, sous-officiers et officiers de l’armée colombienne qui ont mené une opération magistrale. Je n’en connais certes pas les détails, mais le résultat, assez incroyable au demeurant, est là ! Il leur a fallu une longue et frustrante patience pour observer, relever, localiser, comptabiliser et ensuite planifier, planifier et planifier encore, s’entraîner, s’entraîner et s’entraîner encore jusqu’à pouvoir réaliser le plan les yeux fermés. Il leur a fallu une coordination exemplaire, une discipline de groupe remarquable, une discipline individuelle épatante, un professionnalisme à toute épreuve et une adaptabilité extrêmement intelligente pour mener à bien une mission ou tout pouvait « partir en vrille » à chaque instant. Comme le disent les commandos, « tirer un coup de feu est déjà un échec en soi » et c’est sans doute avec cette lourde épée de Damoclès qu’ils ont agi. Le succès est devant nos yeux mais ce soir, nous pourrions être en train de déplorer la mort d’Ingrid Betancourt, des trois américains, de tous les otages colombiens et de dizaines de soldats colombiens et de mercenaires des FARC.

Soldats de l’armée colombienne, vous êtes des braves. Vous avez droit, à cet instant, à notre admiration et à nos plus sincères respects. Ce soir, vous portez haut les couleurs de la Colombie et vous conférez un honneur inestimable à votre drapeau et à votre pays.

Vous avez su, selon la devise du parrain de l’aviation française, Georges Guynemer, Faire Face !

Ce soir, Messieurs, je vous salue.

Un article de mon cru a été publié dans une revue professionnelle de l'US Air Force, l'armée de l'air américaine.



Il s'agit de quelques réflexions sur le nouveau type de menace inauguré par les attentats du 11 septembre 2001 et ce que ça implique pour l'aviation.

Traduit en anglais, en espagnol et en portugais, il est disponible en français en cliquant ici:



 

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